N. Belliard
Compléments des cours
T.MATHSGR2

II. Suites numériques

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Exercices corrigés complémentaires

0. Révisions

Terme général, relation de récurrence

EX-01 EX-02 EX-03 EX-04 EX-05
EX-06 EX-07 EX-08 EX-09

Suites arithmétiques, géométriques

EX-10 EX-11 EX-12 EX-13 EX-14
EX-15 EX-16 EX-17 EX-18 EX-19
EX-20 EX-21 EX-22 EX-23 EX-24
EX-25 EX-26

Sommes de termes

EX-27 EX-28 EX-29 EX-30 EX-31

Monotonie (variation)

EX-32 EX-33 EX-34 EX-35

Recherches de seuils

EX-36 EX-37

1. Raisonnement par récurrence

EX-38 EX-39 EX-40 EX-41 EX-42

2. Limite d'une suite

EX-43 EX-44 EX-45

3. Opérations sur les limites

EX-46 EX-47 EX-48 EX-49 EX-50
EX-51 EX-52 EX-53

4. Suites monotones bornées

Montrer qu'une suite est bornée

EX-54 EX-55 EX-56 EX-57

En déduire une limite

EX-58 EX-59 EX-60

5. Limites par comparaison

EX-61 EX-62 EX-63 EX-64 EX-65
EX-66 EX-67 EX-68

Algorithmique et Python

EX-69 EX-70 EX-71 EX-72 EX-73

Problème et types bac

EX-74 EX-75 EX-76 EX-77 EX-78
EX-79 EX-80 EX-81 EX-82

Corrigés d'exercices du manuel

73 p. 172 74 p. 172 75 p. 172 76 p. 172
77 p. 172 80 p. 172 81 p. 172 82 p. 172
103 p. 174 163 p. 182

Démonstrations du cours

Prop. 5 (cas $q>1$)

Nous démontrons au préalable l'inégalité de Bernoulli.

Pour tout entier $n \ge 2$ et tout réel $x > -1$ on a: \[(1+x)^n \ge 1 + nx.\]

Démonstration par récurrence.
Pour $n = 2$ on a: \[(1+x)^n = (1+x)^2 = 1^2 + 2\cdot 1 \cdot x + x^2.\] D'autre part \[1 + nx = 1 + 2x.\] Or $x^2 \ge 0$ donc : \[1 + 2x + x^2 \ge 1 + 2x \implies (1+x)^2 \ge 1+2x.\]
Supposons maintenant cette inégalité vraie au rang $n$ ($n$ étant un entier quelconque tel que $n \ge 2$). Donc par hypothèse de récurrence: \[(1+x)^n \ge 1 + nx.\] De plus $x > -1$ donc $(1+x) > 0$.
Alors: \[\begin{aligned} (1+x)^n &\ge 1 + nx& \\ \implies (1+x)(1+x)^n &\ge (1+x)(1+nx)& \\ \implies (1+x)^{n+1} &\ge 1^2 + 1\cdot nx + x\cdot 1 + nx^2& \\ \implies (1+x)^{n+1} & 1 + (n+1)x + nx^2& \end{aligned}\] Or $n > 0$ et $x^2 \ge 0$ donc $nx^2 \ge 0$, ce qui implique que: \[1 + (n+1)x + nx^2 \ge 1 + (n+1)x.\] Donc on a bien : \[(1+x)^{n+1} \ge 1 + (n+1)x.\] Initialisée et héréditaire, l'inégalité de Bernoulli est donc bien vraie pour tout entier naturel $n \ge 2$.

Soit $q\in\mathbb R$. Si $q>1$, $\displaystyle\lim_{n\to+\infty} q^n = +\infty$.

Soit $x = q - 1$ donc $q = x + 1$.
Puisque $q > 1$, $x > 0$ donc on peut appliquer l'inégalité de Bernoulli pour tout entier $n\ge 2$: \[q^n = (1+x)^n \ge 1 + nx.\] Puisque $x > 0$ : $\displaystyle\lim_{n\to+\infty} nx = +\infty$.
Donc, a fortiori, $\displaystyle\lim_{n\to+\infty} 1+ nx = +\infty$.
La suite $(q^n)$ étant minorée par une suite tendant vers $+\infty$, elle tend donc elle aussi vers $+\infty$ (Théo 17).

Prop. 15

Toute suite croissante non majorée tend vers $+\infty$.

On rappelle (déf. 2) qu'une suite $(u_n)$ tend vers $+\infty$ si, quel que soit le réel $M$ que l'on choisisse, il existe un rang $n_0$ tel que \[n \ge n_0 \implies u_n \ge M.\] Soit donc $(u_n)$ une suite croissante non majorée.
Soit $M$ un réel quelconque. Puisque $(u_n)$ est non majorée, il existe un entier $n_0$ tel que : \[u_{n_0} > M.\] (Car sinon, $(u_n)$ serait majorée par $M$.)
Or la suite $(u_n)$ est aussi croissante. Donc pour tout entier naturel $n$: \[n \ge n_0 \implies u_n \ge u_{n_0} \implies u_n > M.\] Donc, par définition : $\displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n = +\infty$.

Prop. 17

Soient $(u_n)$ et $(v_n)$ deux suites numériques et un rang $n_0$ tel que \[\forall n\ge n_0,\quad u_n \le v_n.\] Alors :
$\displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n = +\infty \implies \displaystyle\lim_{n\to+\infty} v_n = +\infty$;

Soient donc deux suites $(u_n)$ et $(v_n)$ vérifiant les conditions de la propriété annoncée.
Soit $M$ un réel quelconque. Puisque $(u_n)$ tend vers $+\infty$, il existe un rang $n_1$ tel que : \[n \ge n_1 \implies u_n \ge M.\] Soit $N$ le plus grand entier entre $n_0$ et $n_1$. Il est clair que : \[n \ge N \implies u_n \ge M.\] Mais aussi: \[n \ge N \implies v_n \ge u_n \implies v_n \ge M.\] Donc, par définition (Déf. 2), $(v_n)$ tend vers $+\infty$.

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